Quand l’art raconte ce que la science observe
En scrollant sur Instagram, je suis tombée sur cette publication. Elle a profondément résonné en moi.
Elle ne nie pas la réalité biologique du vieillissement. Elle évoque clairement la perte de collagène, la diminution de l’élasticité cutanée et l’apparition des rides. Mais elle replace ces phénomènes dans un cadre beaucoup plus large. Le vieillissement n’y est pas présenté comme une dégradation à corriger, mais comme une transformation structurelle progressive, presque comme une œuvre en cours.
Les rides ne sont plus envisagées comme un défaut, mais comme une cartographie de l’expérience, inscrite dans les tissus. L’expression de “biological craftsmanship” est particulièrement juste : elle décrit le temps non comme un ennemi à combattre, mais comme un artisan qui sculpte le vivant.
Cette approche est à l’opposé d’un discours esthétique centré sur l’effacement systématique. Elle rappelle que comprendre le vieillissement, c’est avant tout accepter sa complexité et intervenir avec discernement.
Pour le médecin, c’est aussi une forme de piqûre de rappel. Accompagner le vieillissement, préserver, parfois améliorer, oui. Mais sans nier que le temps laisse des traces, et que ces traces peuvent avoir une valeur, tant biologique qu’humaine.

